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Augmentation de salaire 2026 : combien reste-t-il en net ?
Mis à jour le
Depuis le 1er novembre 2026, le précompte professionnel se calcule autrement (arrêté royal du 27 septembre 2026). Les calculs de cette page suivent encore les règles d’avant : pour une rémunération payée à partir du 1er novembre, le précompte et le net peuvent différer. Mise à jour en cours.
En 2026, sur 100 € d’augmentation brute par mois, un employé isolé garde entre 16 € et 60 € net, selon son salaire. Entre 2 301 € et 3 404 € brut, il ne lui reste que 16 € à 24 € : le bonus à l’emploi diminue à mesure que le salaire monte. Au-delà, il garde environ 44 €. Calcul avec les paramètres en vigueur au 1er octobre 2026.
À coût égal pour l’employeur, des chèques-repas, des éco-chèques ou une indemnité de télétravail arrivent entièrement nets, dans leurs plafonds. L’outil de cette page compare les options pour votre salaire et prépare un mail pour en parler à votre employeur.
100 € brut de plus par mois : combien en net en 2026 ?
Le gain net d’une augmentation dépend de votre salaire actuel, de votre situation familiale et de votre statut. Trois zones se dégagent : sous 2 301 €, vous gardez une bonne part ; entre 2 301 € et 3 404 €, très peu ; au-delà, un peu moins de la moitié.
Net gardé sur 100 € d’augmentation brute par mois, selon le salaire brut, employé isolé, 2026
| Brut par mois | Net actuel, employé isolé | Gain : employé isolé | Gain : couple, un seul revenu | Gain : couple, deux revenus, 2 enfants | Gain : ouvrier isolé |
|---|---|---|---|---|---|
| 2 000 € | 1 962,14 € | +59,55 € | +94,10 € | +96,03 € | +62,17 € |
| 2 250 € | 2 112,88 € | +38,46 € | +77,95 € | +50,33 € | +36,96 € |
| 2 500 € | 2 175,62 € | +16,19 € | +58,84 € | +16,19 € | +12,90 € |
| 2 750 € | 2 216,07 € | +16,18 € | +31,14 € | +16,18 € | +12,91 € |
| 3 000 € | 2 261,33 € | +23,89 € | +26,76 € | +23,89 € | +21,22 € |
| 3 250 € | 2 321,02 € | +23,88 € | +26,74 € | +23,88 € | +21,21 € |
| 3 500 € | 2 400,40 € | +43,97 € | +52,81 € | +43,97 € | +40,88 € |
| 4 000 € | 2 614,26 € | +41,70 € | +52,81 € | +43,98 € | +43,34 € |
| 4 500 € | 2 831,86 € | +43,97 € | +52,81 € | +43,97 € | +43,34 € |
| 5 000 € | 3 051,72 € | +43,98 € | +43,98 € | +43,98 € | +43,34 € |
| 6 000 € | 3 467,07 € | +39,99 € | +43,97 € | +40,42 € | +39,94 € |
Pour un montant précis, voyez le brut en net par montant : chaque page détaille aussi l’effet d’une augmentation à ce niveau de salaire.
Pourquoi une augmentation rapporte si peu entre 2 300 et 3 400 € brut
Le coupable est le bonus à l’emploi (werkbonus), une réduction des cotisations ONSS pour les salaires bas et moyens. Il compte deux volets, qui diminuent quand le salaire monte :
- Volet B : 171,99 € par mois jusqu’à 2 300,62 € brut. Au-delà, il baisse de 26,99 centimes par euro de salaire en plus, et disparaît à 2 937,93 €.
- Volet A : 127,54 € par mois jusqu’à 2 937,93 € brut. Au-delà, il baisse de 27,39 centimes par euro, et disparaît à 3 403,62 €.
Le bonus à l’emploi fiscal s’y ajoute : une réduction du précompte égale à 63 % du volet B et 33,14 % du volet A. Il diminue en même temps. Entre 2 301 € et 2 938 €, chaque euro brut en plus coûte donc 26,99 centimes de bonus perdu, environ 17 centimes de bonus fiscal perdu, 13,07 centimes de cotisations et le précompte habituel.
| Où partent 100 € d’augmentation | À 2 600 € brut | À 3 200 € brut | À 4 000 € brut |
|---|---|---|---|
| Augmentation brute | +100,00 € | +100,00 € | +100,00 € |
| Cotisations ONSS | −13,07 € | −13,07 € | −13,07 € |
| Bonus à l’emploi qui diminue | −26,99 € | −27,39 € | — |
| Précompte professionnel (barème) | −25,66 € | −25,48 € | −41,85 € |
| Bonus à l’emploi fiscal qui diminue | −17,01 € | −9,08 € | — |
| Cotisation spéciale de sécurité sociale | −1,10 € | −1,10 € | −3,38 € |
| Net en plus | +16,17 € | +23,88 € | +41,70 € |
Les ouvriers aussi
Pour les ouvriers, les seuils sont les mêmes, mais les montants du bonus sont plus élevés (185,75 € et 137,74 € par mois) et les cotisations sont calculées sur 108 % du brut. À 2 600 € brut, un ouvrier isolé garde 12,91 € sur 100 €, contre 16,17 € pour un employé.
Le couple à un seul revenu, moins touché au début
Avec un conjoint sans revenus, le quotient conjugal réduit fortement le précompte. Au bas de la zone, la baisse du bonus fiscal se voit donc peu : à 2 500 € brut, il reste 58,84 € sur 100 €, contre 16,19 € pour un isolé.
Le pécule, la prime de fin d’année et l’impôt définitif
Une augmentation fait aussi monter votre double pécule de vacances et votre prime de fin d’année. Leur précompte exceptionnel change par paliers : un palier franchi peut réduire un peu le net de ces primes l’année de l’augmentation. L’impôt définitif, calculé l’année suivante, corrige ces sauts. Sur un an, pour un employé isolé à 2 800 € brut avec un 13e mois, 100 € d’augmentation mensuelle laissent environ 243 € net, impôt définitif compris ; à 4 500 € brut, environ 615 €.
Une augmentation ne fait pas baisser le net du mois : dans nos calculs, de 2 000 à 8 000 € brut, 100 € de plus laissent toujours au moins 13 € net, ouvriers compris. Et le salaire compte pour votre pension, votre pécule et vos allocations, ce que les avantages exonérés ne font pas.
Augmentation ou avantages : comparez à coût égal
Indiquez votre salaire et l’augmentation envisagée. Indexo calcule ce qu’il vous en reste, puis ce que le même budget pour votre employeur donnerait en chèques-repas, éco-chèques, indemnité de télétravail, indemnité vélo ou bonus CCT 90, avec les conditions de chacun. Un mail prêt à envoyer reprend vos chiffres. Rien n’est envoyé : tout est calculé dans votre navigateur.
L’outil n’a pas pu s’afficher. Rechargez la page (Cmd + Maj + R sur Mac, Ctrl + F5 sur PC).
À coût égal : les avantages qui arrivent entièrement nets
Pour votre employeur, 100 € d’augmentation brute coûtent environ 125,00 € par mois, avec les cotisations patronales de base de 25 %. Certains avantages, dans leurs plafonds, n’ont ni cotisations ni impôt : chaque euro payé par l’employeur vous arrive entier. Leurs conditions sont strictes.
| Avantage | Plafond | Cotisations et impôt | Conditions principales |
|---|---|---|---|
| Chèques-repas | 10,00 € par jour presté, dont 1,09 € au moins à votre charge : 8,91 € payés par l’employeur | Aucune cotisation, aucun impôt | Prévus par une CCT, ou par un accord écrit s’il n’y a pas de CCT possible ; un chèque par jour de travail effectif ; jamais en remplacement d’une rémunération |
| Éco-chèques | 250 € par an pour un temps plein | Aucune cotisation, aucun impôt | CCT ou accord écrit ; produits et services écologiques ; valables 24 mois ; jamais en remplacement d’une rémunération. Suppression annoncée, sans date |
| Indemnité de télétravail | 164,21 € par mois pour les frais de bureau, plus 20 € pour internet et 20 € pour un ordinateur privé | Aucune cotisation, aucun impôt | Télétravail structurel et régulier : au moins l’équivalent d’un jour par semaine, à domicile ou dans un lieu privé |
| Indemnité vélo | 0,37 € par km, 3 700 € par an au plus | Aucune cotisation, aucun impôt | Trajets domicile-travail réellement faits à vélo, même une partie du trajet |
| Bonus salarial CCT 90 | 3 701 € par an sans impôt (4 255 € sans cotisations ordinaires) | 13,07 % de cotisation de solidarité ; l’employeur paie 33 % en plus | Plan collectif déposé au SPF Emploi, objectifs collectifs mesurables et incertains, au moins 3 mois ; jamais en remplacement d’une rémunération |
| Augmentation brute | Sans plafond | 13,07 % de cotisations, précompte, bonus à l’emploi qui diminue | Compte pour la pension légale, le pécule de vacances, la prime de fin d’année et les allocations |
Ce que les avantages ne font pas
Les avantages exonérés ne comptent pas pour votre pension légale, votre pécule de vacances, votre prime de fin d’année ni vos allocations de chômage ou de maladie. Une augmentation, oui. Pour un salaire proche de la zone piège, la combinaison la plus intéressante mélange souvent les deux : les avantages jusqu’à leurs plafonds, le reste en salaire.
Ils ne remplacent pas votre salaire actuel
Chèques-repas, éco-chèques et bonus CCT 90 ne peuvent pas remplacer ou convertir une rémunération existante : ils ne s’ajoutent qu’en plus de votre salaire. Ils sont aussi collectifs : votre employeur les accorde à une catégorie de travailleurs, selon une CCT, un accord écrit ou un plan. Si votre employeur vous propose de choisir vous-même dans un budget, voyez le plan cafétéria. Pour échanger une voiture de société, voyez le budget mobilité.
Négocier en 2026 : la norme salariale est à 0 %
Pour 2025 et 2026, la norme salariale, la marge maximale d’évolution du coût salarial, est fixée à 0 % (arrêté royal du 12 septembre 2025). L’indexation et les augmentations barémiques restent garanties. Les augmentations liées à une promotion ou à un changement de fonction restent possibles, tout comme le bonus CCT 90. En 2026, une hausse de la part patronale des chèques-repas de 2 € au plus échappe aussi à la norme. Un employeur qui dépasse la norme risque une amende administrative de 250 € à 5 000 € par travailleur concerné.
En pratique : appuyez votre demande sur l’évolution de votre fonction, et proposez des formes que l’employeur peut accorder, comme les chèques-repas ou un bonus collectif. Information indicative : votre délégation syndicale ou votre secrétariat social connaît les règles de votre secteur.
Le mail de négociation, prêt à envoyer
Après le calcul, l’outil propose un mail à votre employeur avec vos chiffres : le coût de l’augmentation pour l’entreprise, ce qu’elle vous laisse en net, et la formule plus avantageuse au même coût. Choisissez le ton, cordial ou ferme, puis copiez le texte ou ouvrez-le dans votre messagerie. Complétez les passages entre crochets. Le texte est préparé dans votre navigateur : rien n’est envoyé ni enregistré.
Pour comparer deux offres d’emploi plutôt qu’une augmentation, voyez comparer deux offres ; pour gagner plus par d’autres moyens (heures supplémentaires, flexi-job, activité complémentaire), voyez gagner plus. Pour une prime ponctuelle, voyez primes et pécules.
Questions fréquentes
Pourquoi mon net augmente-t-il si peu après une augmentation ?
Entre 2 301 € et 3 404 € brut par mois, le bonus à l’emploi diminue quand le salaire monte. Vous perdez donc une partie de cette réduction de cotisations, et du bonus fiscal qui l’accompagne, en plus des cotisations et du précompte habituels. Pour un employé isolé, il ne reste que 16 € à 24 € sur 100 € d’augmentation brute.
Chèques-repas ou augmentation : qu’est-ce qui rapporte le plus ?
Dans leurs plafonds, les chèques-repas arrivent entièrement nets : 8,91 € par jour presté pour un chèque de 10,00 €. Une augmentation qui coûte la même chose à l’employeur vous laisse beaucoup moins, surtout entre 2 301 € et 3 404 € brut. Mais le salaire compte pour la pension et les allocations, pas les chèques-repas.
Mon employeur peut-il remplacer une partie de mon salaire par des chèques-repas ?
Non. Les chèques-repas, les éco-chèques et le bonus CCT 90 ne peuvent pas remplacer ou convertir une rémunération existante. Ils s’ajoutent au salaire, par exemple à la place d’une augmentation future.
Une augmentation peut-elle faire baisser mon net ?
Pas votre net du mois : avec les paramètres en vigueur au 1er octobre 2026, 100 € brut de plus laissent toujours au moins 13 € net, de 2 000 à 8 000 € brut, ouvriers compris. Le précompte retenu sur votre pécule de vacances ou votre prime de fin d’année peut faire un petit saut, mais l’impôt définitif le corrige l’année suivante.
Les avantages comptent-ils pour ma pension ?
Non. Chèques-repas, éco-chèques, indemnités exonérées et bonus CCT 90 ne comptent pas pour la pension légale, ni pour les allocations de chômage ou de maladie. Seul le salaire soumis aux cotisations ordinaires ouvre ces droits.
Et ensuite ?
- Plan cafétéria : que vaut chaque option ?Votre employeur vous laisse choisir : la valeur nette de chaque option.
- Brut en net par montantLe net de 2 000, 2 500, 3 000 € brut et plus, par situation familiale.
- Gagner plusHeures supplémentaires, flexi-job ou activité complémentaire : laquelle rapporte le plus ?
- Comparer deux offresDeux offres côte à côte, avec le net sur l’année.
Sources
Paramètres en vigueur au 1er octobre 2026. Chaque paramètre renvoie à sa source, officielle quand elle existe ; une source secondaire est signalée comme telle.
- Instructions administratives : le bonus à l’emploi, ONSS.
- Bonus à l’emploi fiscal : loi du 15 juillet 2026 et arrêté royal du précompte publié le 30 juillet 2026, Moniteur belge. Recoupé avec : Attentia et la CSC ; crédit d’impôt remboursable plafonné à 2 000 € pour les revenus 2026 (970 € avant indexation, article 289ter/1 du CIR 92) : Wolters Kluwer, plafonds fiscaux (source secondaire).
- Calcul du précompte professionnel : annexe III de l’AR/CIR 92 et formule-clé 2026, SPF Finances.
- Annexe III : précompte sur le pécule de vacances et les allocations exceptionnelles 2026, SPF Finances. Recoupé avec : Securex.
- Pécule de vacances : base de la cotisation sur le double pécule, ONSS.
- Instructions administratives : les cotisations de sécurité sociale, ONSS. Recoupé avec : UCM, Securex et la FEB (via le Service public de Wallonie) pour le taux patronal de base du secteur privé : 19,88 % de cotisation de base et 5,12 % de modération salariale, soit 25 %.
- Titres-repas : arrêté royal du 10 novembre 2025, valeur maximale de 10 €, Moniteur belge. Recoupé avec : la CSC et Partena Professional.
- Instructions administratives : éco-chèques, ONSS.
- L’indemnité de télétravail portée à 164,21 euros à partir du 1er septembre 2026, Securex (source secondaire).
- Indemnités et avantages vélo en 2026, Securex (source secondaire).
- Bonus salarial CCT n° 90 : plafonds 2026, Partena Professional (source secondaire). Recoupé avec : Securex.
- Découvrez les nouveaux plafonds pour le bonus salarial CCT n° 90 en 2026 (26 décembre 2025), Partena Professional (source secondaire).
- Vous envisagez l’octroi d’un bonus salarial CCT n° 90 ? (21 mai 2026), Partena Professional (source secondaire).
- Le chèque-repas de 10 euros : six questions pour les employeurs, Partena Professional (source secondaire).
- Titres-repas : la valeur maximale passe à 10 € dès le 1er janvier 2026 (20 novembre 2025), Lexgo (source secondaire).
- Titres-repas en 2026 : comment augmenter leur valeur en toute sécurité, UCM (source secondaire).
- Indemnité de télétravail 2026 : 164,21 € par mois depuis le 1er septembre (18 septembre 2026), Forum for the Future (Deg & Partners) (source secondaire).
- Circulaire 2026/C/84 du SPF Finances relative aux interventions de l’employeur pour le télétravail (9 septembre 2026), Forum for the Future (Deg & Partners) (source secondaire).
- Les avantages du vélo pour l’employeur et l’employé en Belgique (31 juillet 2026), Forum for the Future (Deg & Partners) (source secondaire).
- Indemnité vélo 2026, F.R.S.-FNRS (source secondaire).
- Première partie des éco-chèques (15 juin 2026), CSC (source secondaire).
- Éco-chèques : octroi obligatoire au mois de juin dans certains secteurs, UCM (source secondaire).
- Mise en œuvre des différents accords : le point sur la situation (6 mars 2026), Partena Professional (source secondaire).
- Norme salariale 2025-2026 fixée à 0 % : signification pour les employeurs ?, Partena Professional (source secondaire).